Le hasard de la vie fait emménager notre narratrice dans une ancienne école maternelle. Tout y est resté dans son jus, des tables d’écoliers aux décors de kermesse en passant par la taille démesurée des ustensiles de cuisine. Pourtant, cette jeune femme s’y sent bien et à son aise, elle a tout ce qu’il lui faut pour être installée confortablement.

Attenant à l’école, se trouve un auditorium pas comme les autres. Rempli de petites boîtes en verre, on découvre rapidement que ce lieu est dédié aux enfants décédés, nourrissons, bébés, jeunes enfants, adolescents. Tant de tranches d’âges pour autant de deuils pour ces parents orphelins.

Chaque petite boîte est dédiée à un enfant et évolue à mesure que l’enfant grandit. D’une tétine à un carnet de coloriage, d’un magazine au dernier album d’un artiste populaire, les parents vont et viennent pour honorer ces enfants.

La cousine de notre narratrice étant l’une de ces mères, c’est un lien tout particulier qui unit notre jeune femme à cet auditorium.

Dans ce roman tout en douceur, en justesse et en émotion, notre narratrice nous emporte avec elle dans ses promenades, dans son quotidien à l’auditorium et dans ses habitudes à l’école transformée en logement. Yôko Ogawa nous livre ici une écriture pure et délicate où la poésie et la musicalité ont une dimension toute particulière.

Enorme coup de coeur!